Solidarité

  • Le 30/05/2020

C’est en période de crise que la solidarité prend une place et une importance particulière. En dehors des crises, la solidarité existe vraiment, mais de façon plus discrète sans doute et certainement moins exposée.

 

Ensemble solidaire 2

 

 

 

Sur le plan économique et social, tout le monde n’a pas vécu cette épreuve de la même manière, et la sortie de crise risque d’être compliquée pour certains, au vu des conséquences économiques et sociales prévisibles.

Cette crise a été l’occasion d’identifier les fractures sociales, numériques, éducatives et sanitaires ; maux qu’il faut combattre en permanence même quand la crise n’est plus là. Ce phénomène a autorisé la mise en place d’aides qui en temps normal se verraient refusées par honte ou crainte de stigmatisation.

Dans les moments difficiles, la solidarité se doit d’être parfaite, cadrée, exhaustive ; il faut s’assurer de ne laisser personne sur le bord du chemin.

Avoir la chance de vivre dans une région globalement épargnée par le virus, posséder des logements pour la plupart confortables ne doit pas nous empêcher d’aider celui qui est en situation plus précaire ; il est rassurant de constater qu’à ce niveau les citoyens ont répondu favorablement. Mais, qu’en est-il au niveau municipal ?

Sur Guidel, et malgré les promesses et les projets avancés lors de la campagne électorale par l’équipe en place, quid des « invisibles » et combien d’oubliés ?

Pas de contact systématique avec les personnes âgées et/ou isolées, pourtant potentiellement en situation critique et reconnues comme public à risque.

Pas de proposition de soutien aux familles ayant pu se trouver en difficulté financière du fait des arrêts de restauration scolaire, aux familles en difficulté matérielle car pas équipées pour assurer la continuité pédagogique mise en place par les établissements scolaires,…

Pas de proposition d’aide aux personnes en difficulté morale ou en épuisement physique car aidant un enfant ou un adulte en situation de handicap, ou en manque d’autonomie.

Quel combat mené pour maintenir les services essentiels ? Le bureau de poste, notamment, fermé (après rénovation), mettant en grande difficulté ceux qui n’ont que ce point d’accès pour avoir l’argent nécessaire à vivre, obligeant la population à se rendre dans les communes voisines pour obtenir les services dus à chacun.

Quelle idée saugrenue que de demander à nos anciens (plus de 75 ans) de venir récupérer des masques en Mairie au lieu d’en assurer la distribution.

Besoin, demande ou pas, l’ignorance par absence de questionnement, de dialogue force naturellement à l’inaction ou au minimum.

Pour notre part, nous avons alerté la municipalité, proposé, hors tout contexte politicien, notre aide, donné des pistes de réflexion pour que cette équipe en place trouve des soutiens extérieurs auprès d’organismes ou associations structurées, compétentes et efficaces.

Mais pas ou peu de réactions, sinon l’émergence de réponses souvent tardives.

Notre impression est que l’équipe en place à voulu gérer seule cette crise, comme elle le fait depuis toujours, sans concertation avec le sentiment du « nous on sait faire », sans nécessité de faire appel aux forces vives de la commune.

C’est incompréhensible et dangereux.

Si on se réfère à l’adage qui déclare « qu'après la pluie vient le beau temps », on ne peut qu’être optimiste mais gardons quand même en mémoire qu’on apprend de ses erreurs à condition d’être capable de les identifier.

 

Soldarité

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