Environnement Partie 1/2

  • Le 02/06/2020

Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants"

(antoine de St Exupéry)

 

 

Rien ne sera plus comme avant. Avec cette crise sanitaire sans précédent et qui va durer, nos comportements ont changé, par nécessité. Nous avons dû limiter nos excès de consommation en tout genre et nous tourner encore plus, quand cela était possible, vers les circuits courts d'alimentation, le bricolage, la réparation, le jardinage… Mais surtout, avec ce virus qui frappe là où ça fait mal : l’économie, le social, nous réinventons la solidarité et la bienveillance.

 

Environnement

Cette bienveillance, également à l’égard de l’environnement, à Guidel comme partout sur la planète, est salutaire. La nature a soufflé pendant deux mois, mais ce rééquilibrage fragile et infime nous ouvre davantage les yeux sur les dégâts que l’homme a engendrés sur la biodiversité et les efforts colossaux qu’il nous faut déployer pour continuer à penser et concrétiser le « vivre autrement ».

En Bretagne, la qualité de l’air n’est pas tous les jours au rendez-vous. Des épisodes de pollution se sont succédés ces dernières semaines, à tel point que les autorités sanitaires auraient, en période « normale », lancé des messages d’alerte de réduction de vitesse ou d’incitation au covoiturage. Dans ce contexte épidémique, ça n’a pas été le cas mais il nous faudra bien, un moment donné, se poser la question du maintien de la qualité de l’air dans notre région et à l’échelle locale. Dans un 1er temps, les autorités ont invoqué nos modes de chauffage, en focalisant sur cette origine, culpabilisant le citoyen. Une fois les chauffages éteints, les pays d’Europe du nord ont été incriminés. Aussi, avant de trouver des boucs émissaires extérieurs, il nous faut regarder ce qui se passe à nos portes. De dérogation en dérogation, les autorités n’ont de cesse de donner des autorisations larges d’épandage de lisier, de fumier et faisant fi des distances de pulvérisation des pesticides. Cela questionne, une fois de plus, le modèle d’agriculture que nous souhaitons, où chacun pourra s’y retrouver : agriculteurs et consommateurs.

Cette crise révèle aussi notre dépendance alimentaire à d’autres pays ou à de grandes centrales d’achat, avec l’importation actuelle de fraises espagnoles ou l’arrivage de poissons étrangers par exemple. L’explosion des demandes de produits alimentaires bio en local (paniers, marchés, magasins) doit vraiment nous conduire à une nouvelle politique de circuits courts et d’installation d’agriculteurs bio sur la commune. En effet, l'approvisionnement en produits locaux de qualité manque : le système de production de l'alimentation doit répondre à celle-ci. Les AMAP constituent un bel exemple en réponse à cette ambitieuse requête. Le système agricole actuel dit vouloir répondre à la demande des consommateurs. La question est claire et la balle est dans le camp des producteurs qui devront y répondre.

A l’échelle locale, les comportements des Guidelois, exemplaires dans la grande majorité, pourraient-ils se maintenir ? L’usage modéré de la voiture, l’utilisation du vélo, la marche, le rapprochement vers les producteurs et commerçants locaux, l’entraide et les gestes amicaux de soutien…, chacun a pu mesurer l’ampleur de nos capacités à faire et à être autrement. A cet égard nous préconisons, dès aujourd’hui, le balisage temporaire de nouvelles voies cyclables, pour des liaisons hameaux-bourg ainsi qu'en direction des zones artisanales et industrielles, avant un aménagement pérenne. D'ailleurs, beaucoup d'exemples d'aménagements publics fleurissent dans les cités. Cet « urbanisme tactique » constitue une nouvelle manière d'y dessiner nos espaces, la voiture ne constituant plus la priorité. Cette réflexion devra aussi être menée à Guidel centre et Guidel Plages.

Suite demain...

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