Environnement Partie 2/2

  • Le 04/06/2020

Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants"

(antoine de St Exupéry)

 

 

Etant moins tentés commercialement, rien n’étant plus accessible immédiatement, beaucoup d’entre nous se sont tournés vers les achats de 1ère nécessité. En rangeant, nettoyant nos intérieurs, nous avons constaté combien nous stockions des objets, vêtements, matériels qui ont peu ou pas servi. L’idée d’une « autre » consommation est possible et nous savons que les richesses matérielles ne suffisent pas à rendre heureux

 

Environnement

En ces temps perturbés, nous avons repris conscience que notre bien-être était considérablement lié à notre environnement. Guidel a énormément d'atouts à ce niveau : Le Loch, l'espace dunaire, les bois, les zones humides, la Laïta, les sentiers côtiers, la plage... Gardons précieusement ces espaces naturels qui nous restent et évitons d'urbaniser les terres. Pour ceux, en cette période d'épidémie, qui ont vécu en centre-ville et qui se sont déplacés dans un rayon d'un kilomètre, il est sûr que davantage d'espaces revégétalisés auraient été appréciés.

En ces temps de confinement, si beaucoup de Guidelois ont pu profiter de leur jardin ou jardinet, rappelons l'importance d'inclure dans les futurs cahiers des charges des constructions l'obligation de jardins partagés pour les constructions de petits collectifs.

Beaucoup d’entreprises et de commerces sont aujourd’hui en grande difficulté. Beaucoup de salariés risquent de perdre leur emploi, beaucoup de travailleurs indépendants et d’étudiants appréhendent les mois à venir également, et la liste est loin d'être exhaustive. Le déconfinement, très anxiogène, va entraîner des moments difficiles, différents. La solidarité et les actions citoyennes, à l’échelle locale, sont plus que jamais essentielles.

ll y a peu encore, c'était les « écolos » qui étaient qualifiés de doux rêveurs et d'utopistes. Mais, comme l'a dit dernièrement Bernard Ollivier (écrivain voyageur), « les utopistes sont ceux qui pensent encore que ça va s'arranger ». La nécessité de renforcer les actions pédagogiques (école, population) pour éviter le retour aux vieilles habitudes est indispensable. Et pourquoi pas repenser les apprentissages des enfants en travaillant sur un projet d' « école du dehors », dont nous parlerons bientôt ?

Le témoignage d’une auditrice de radio nationale il y a quelques jours résume bien nos préoccupations : elle exprime qu’avec ce confinement, nous avons parfois vécu des instants précieux avec nos anciens, nos enfants. Elle dit pourtant avoir peur que cette trêve ne nous ait rien appris : « j’ai peur qu’on oublie la solidarité, j’ai peur surtout qu’on recommence à souiller l’eau, la terre, l’air, après deux mois de répit salutaire ».

Et même si nous pensons n'avoir que très peu de prise directe sur l’économie mondiale (à l’arrêt tel un chien de chasse, prête à bondir) en tant que consom’acteur, essayons, avec tous ces paramètres, de faire en sorte, à notre petite échelle, de continuer à faire vivre ces 3 axes : Guidel citoyenne, verte et solidaire.

Quelques exemples concrets de ce que nous proposerons demain :

- Après échange avec les acteurs, élaboration et mise en œuvre d'une plateforme numérique de mise en relation avec les producteurs locaux ; se rapprocher de la mission locale de l'emploi afin de recenser les besoins humains pour par exemple, lors de pics saisonniers, être en mesure de recruter nos jeunes Guidelois pour préparer les commandes des producteurs (débordés par celles-ci ces derniers temps)

- Prévoir, avec l'Observatoire Régional de la Santé en Bretagne, un DLSE ou Diagnostic Local en Santé et Environnement, qui seul nous permettra de prioriser les actions environnementales durant la mandature. L'échelle communale, compte tenu de sa superficie, est une échelle pertinente.

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